Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility

Story

Les Archives des jésuites au Canada conservent des documents tels que des dictionnaires sur les langues autochtones rédigés par les jésuites de la Nouvelle-France.

Les Archives des jésuites au Canada ont récemment fait don d’un dictionnaire manuscrit ojibwé-français au Shingwauk Residential Schools Centre. François Dansereau, récemment nommé directeur des Archives, explique que ce don symbolise l’engagement fort des Jésuites du Canada envers la vérité et la réconciliation.

Cette démarche illustre aussi comment les valeurs d’accompagnement spirituel – humilité, écoute profonde, rencontre mutuelle, authenticité – sont au cœur de la manière dont les ministères Jésuites du Canada procèdent, bien au-delà du contexte typique d’accompagnement individuel (voir iciiciici et ici). M. Dansereau explique le travail des archives pour accompagner et faciliter, entre autres, les recherches des communautés autochtones.

François, pouvez-vous nous en dire plus sur ce don majeur récemment fait par les Jésuites du Canada et les Archives des jésuites au Canada?

Nous avons donné au Shingwauk Residential Schools Centre, affilié à Algoma University, un dictionnaire manuscrit ojibwé-français, probablement été créé dans les années 1860 par le frère jésuite Joseph Jennesseaux. Il s’agit d’un tout petit manuscrit, le début d’un dictionnaire qui n’a pas été complété. Toutefois, le document a probablement été utilisé par plusieurs jésuites pour communiquer avec les peuples autochtones de Sandwich et de Wikwemikong, puisqu’il a été retrouvé dans les papiers d’un autre frère, Charles Lavoie, décédé au début du XXe siècle.

Le don s’inscrit dans le volet de développement de relations à long terme.

Le fait de donner un manuscrit linguistique est une idée du leadership des Jésuites du Canada: le provincial, Erik Oland, et le socius, Gilles Mongeau — en discussion avec le père Peter Bisson, assistant provincial pour la justice, l’écologie et les relations avec les peuples autochtones. Nous étions déjà en relation à plusieurs niveaux avec le Shingwauk Residential Schools Centre depuis dix ans. Le don s’inscrit dans le volet de développement de relations à long terme. La numérisation est importante, mais il y a quelque chose avec la matérialité d’un manuscrit du XIXᵉ siècle qui est assez puissant.

Dans le cadre de ce don important, et au-delà, quelles sont les valeurs qui guident le travail apostolique des Jésuites du Canada?

Les orientations jésuites guident les activités des archives. Le travail de communication avec les chercheurs et communautés autochtones est relié évidemment à la Commission de vérité et réconciliation (CVR), à la participation des jésuites à la CVR et à la demande de pardon Jésuites du Canada anglais, qui a mis vraiment l’emphase sur l’aspect d’ouvrir les archives afin qu’elles soient accessibles aux communautés autochtones.

Dans le prolongement de ces valeurs, quel est le rôle des Archives des jésuites au Canada, notamment en relation avec les communautés autochtones ?

De voir les archives vraiment comme un outil de communication, c’est là tout l’aspect, je crois, du travail apostolique des AJC selon la conception des Jésuites du Canada.

Des illustrations produites par des jésuites de la Nouvelle-France dans le cadre de leur ministère auprès des peuples autochtones font partie de la collection des Archives des jésuites au Canada.

Quelle est la mission principale des Archives des jésuites au Canada?

Il y a plusieurs volets. Les points principaux sont de veiller à la préservation des archives qui concernent les Jésuites du Canada dès leur arrivée sur l’Île de la Tortue en 1611 et de préserver tout ce qui est culture matérielle, et même immatérielle, rattachée aux archives. L’objectif est de rendre cela accessible aux jésuites, mais aussi aux chercheurs, donc au public en général.

Comment les relations avec les communautés autochtones sont-elles intégrées dans les communications externes avec le public?

C’est un volet qui est très, très important de mon point de vue et du point de vue des jésuites. En effet, les archives ne sont pas seulement des documents qui reflètent un certain passé : tout un volet est actif quand les gens rencontrent les archives, les utilisent, etc. Différentes temporalités sont reliées.

Pourriez-vous nous en dire plus sur l’importance de la numérisation et du partage de l’information pour faciliter l’accès des communautés autochtones à l’information?

Nous avons également des volets rattachés à des projets à plus long terme qui sont plus spécifiques aux préoccupations des chercheurs autochtones, à leurs demandes, à leurs exigences. Il est important d’être flexible par rapport ces demandes et de pas avoir une approche rigide. Nous voulons avoir une ouverture, un dialogue dans un esprit de discernement, une adaptation de nos approches. Bien souvent, l’accès à l’information implique la numérisation, ce qui demande beaucoup de temps, beaucoup de ressources. La numérisation et le partage de l’information sont la base pour favoriser la recherche autochtone, pour que les communautés puissent s’approprier les archives.

Nous voulons avoir une ouverture, un dialogue dans un esprit de discernement, une adaptation de nos approches.

Enfin, comment l’engagement envers la vérité et la réconciliation se manifeste-t-il dans le travail des Archives des jésuites au Canada?

Le don du dictionnaire fait suite à l’engagement des jésuites avec la CVR et au pèlerinage pénitentiel du pape François à l’été 2022, afin de montrer l’engagement jésuite par rapport à la vérité et réconciliation et à la question de revitalisation des langues autochtones.

Sorry! There is no Team Showcase saved under the ID '38587'. You need to cick the 'Save Showcase' button to actually save it before it can appear on the front end via your shortcode. Please read more about this here

Related Items of Interest

En réponse à la Lettre ouverte des employé-es mis-es à pied du Centre justice et foi
En réponse à la Lettre ouverte des employé-es mis-es à pied du Centre justice et foi
Nous ne pouvons pas rester silencieux !