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Story

Par John Dougherty

Bryan au monument des pêcheurs de Gloucester.

 

Bryan Manning a fait le tour du monde avant même d’entrer chez les jésuites. 

Originaire de Torbay, à Terre-Neuve, Bryan a vécu et travaillé dans six pays étrangers et il en a visité une vingtaine d’autres. Il aime les langues et l’aventure, et son expérience internationale lui est très utile dans le ministère qu’il exerce auprès d’une clientèle diverse et variée. 

Actuellement en deuxième année d’études supérieures à l’université Fordham, Bryan consacre également du temps à l’apostolat.  

« Pendant toute ma première année et l’été dernier, je suis intervenu auprès d’hommes et de femmes qui venaient d’arriver à la frontière des États-Unis, explique-t-il. Mon travail consistait à les rencontrer et à leur demander si nous pouvions les aider à obtenir des services médicaux ou juridiques. » Avec un autre scolastique, Bryan a également mis sur pied un cours d’anglais langue seconde où selon lui convergent les missions pédagogique et pastorale des jésuites : « Nous écoutons les histoires des gens et les itinéraires qu’ils ont empruntés vers l’Amérique ; c’est souvent déchirant, mais très inspirant. » 

Bryan répond également à un appel au dialogue interreligieux. En effet, il travaille à jeter des ponts avec les communautés musulmanes du Bronx tout en étudiant l’arabe. En face de la résidence des scolastiques, à Ciszek Hall, se trouve un centre islamique. Après le 11 septembre, ce centre a été la cible de menaces et de harcèlement. Les scolastiques ont alors fait preuve de solidarité en formant une chaîne humaine autour du centre. « Je suis touché et honoré, explique Bryan, de m’associer à cette histoire et d’aider peut-être à la poursuivre. » 

Trouver un but en traversant les frontières 

Bryan avec son père et le père John Sullivan, SJ, à la paroisse jésuite de la Divine Mercy à St. John’s, Terre-Neuve.

Bryan a obtenu un certificat de Cambridge en enseignement de l’anglais aux adultes et, après avoir obtenu son diplôme universitaire, il s’est établi en Corée du Sud. Il a ensuite passé plusieurs années à voyager à travers le monde en acceptant des contrats à court terme dans de petits établissements d’enseignement. « J’étais fasciné par l’idée de changer de pays après un an, voire six mois, explique-t-il. Avec le temps, le désir d’aller au Moyen-Orient a pris racine en moi. » Il a alors passé six mois à Aden, au Yémen, et trois ans à Doha, au Qatar ; il en a profité pour sillonner le Moyen-Orient. Ce fut une expérience spirituelle profonde : « Je m’étais éloigné de la foi. Je pense que le fait de côtoyer autant de croyants convaincus a réveillé chez moi une foi qui était en latence depuis de nombreuses années. »   

De retour à Terre-Neuve, Bryan a travaillé avec des jeunes à risque, ce qui l’a amené à rencontrer des contrevenants adultes avec la John Howard Society. C’est là qu’il a commencé à remarquer les premiers signes de sa vocation. 

« J’en suis venu à me dire qu’il y avait là plus qu’un emploi intéressant ; cela ressemblait à un ministère. Or à ce moment-là, je n’avais pas encore repris une pratique religieuse régulière, et le mot “ministère” ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Mais je sentais qu’il y avait quelque chose de plus profond dans ce désir d’aider les gens et d’apprendre à mieux les connaître. » 

« Mais je sentais qu’il y avait quelque chose de plus profond dans ce désir d’aider les gens et d’apprendre à mieux les connaître. » 

Bryan a alors pris contact avec le bureau des vocations jésuites et, un an plus tard, il est entré dans la Compagnie. « Depuis, je n’ai eu aucun doute sur ma décision. Par la grâce de Dieu, quand je me réveille le matin, j’ai toujours le sentiment que c’est la bonne voie pour moi. » 

Une vocation ancrée dans la solidarité et la gratitude 

Bryan est entré au noviciat à la Villa Saint-Martin en août 2019. Au début de la pandémie de COVID-19, il s’est porté volontaire dans une infirmerie jésuite en Ontario. « C’était émouvant de voir la confiance et la joie que notre présence suscitait chez nos aînés, confie-t-il. Mais quelle tristesse, par contre, d’avoir vu partir plusieurs d’entre eux ! » Le fait de prendre soin de ces personnes a confirmé le sens de sa vocation jésuite et son aspiration à la fraternité. 

Bryan avec le Père Paul Robson, SJ, mangeant de la nourriture chinoise faite maison dans la maison d’un paroissien à Wiikwemikong.

Pendant son grand expériment, il a été l’hôte du peuple anichinabé à Wiikwemkoong, sur le territoire non cédé de l’île Manitoulin. Il y a appris la valeur de la présence. « Je me suis rendu compte que rester assis pendant deux heures et demie lors d’une veillée, c’est une mission, dit-il. Il est arrivé qu’on me dise : “Nous aimerions que tu participes à la cérémonie de la plume.” C’est vraiment un bonheur spirituel : on t’invite à vivre quelque chose qui résonne profondément dans la culture anichinabée. » Bryan décrit cette cérémonie comme une initiation, l’entrée dans un clan : « Un peu comme Ignace qui a déposé son armure et son épée, j’ai dû déposer les idées préconçues que j’avais, et apprendre à regarder ces gens avec compassion. » 

Sa vocation est ancrée dans la solidarité. 

Sa vocation est ancrée dans la solidarité et dans une profonde gratitude pour les grâces qu’il a reçues : « En tant que jésuite, je suis un pécheur aimé de Dieu. Dans cet esprit, c’est en réconciliant les autres avec le Christ que je trouve le plus de joie et de sens. Le message de Luc 7, 47 résonne vraiment en moi : celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. Cette acceptation du pardon peut conduire à une profonde liberté intérieure. Dans ma prière quotidienne, par la parole et l’action, je demande au Seigneur, comme le faisait saint Ignace, de m’apprendre à servir. Et quand je ne sais plus comment ramener les gens à la lumière, je reprends la prière de saint François et je demande la grâce d’être un instrument de la paix de Dieu. » 

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